| Dans
sa version actuelle, ce texte n'est lisible correctement
que si les fontes Symbol, MT Extra et French Script MT
sont disponibles. En particulier, le caractère utilisé
pour représenter la relation d'accordance devrait être
un petit arc de cercle et non une espèce d'apostrophe.
Je viens de me rendre compte du problème. Je vais tenter
de trouver une façon plus universelle de reproduire ces
symboles. J'apprécierais si quelqu'un pouvait me donner un conseil face à ce problème et m'indiquer un moyen simple (de composer un texte semblable) qui n'impliquerait pas de déboursé. [plamothe@aei.ca] |
| Mis-à-jour le 15 juillet 2000 | Copyright © 2000 Pierre Lamothe |
Quelques notions de la théorie des chordoïdes
accord, intervalles et faisceaux Soit E un ensemble muni dune loi de composition interne binaire partielle. On appelle accord ( au sens mathématique, lequel correspond à l'aspect macrotonal ) une partie A de E qui possède la propriété suivante : pour tout couple (a, b) de l'ensemble produit A´A, léquation ax = b possède une et une seule solution dans E. Une solution unique de ax = b est notée a\b et appelée intervalle entre a et b. Lespace des solutions, noté A\A, est la partie F de E qui correspond à lensemble des intervalles générés par A. On appelle faisceaux convergents et divergents, les parties de A\A qui ont soit même source, soit même but dans A. On les note respectivement k\A et A\k. où k désigne un élément quelconque de A. |
| théorème des accords La possibilité de doter E dune certaine cohérence algébrique malgré une fermeture partielle est indiquée par le théorème des accords, qui concerne les axiomes suivants :
(Ces trois axiomes englobent tout ce qui ne relève pas d'un choix de la part du musicien.) Il résulte de la combinaison de ces axiomes que les faisceaux, dans la partie générée F, sont eux-mêmes des accords, et que ces accords sont en plus des générateurs internes de F. Plus précisément,
où sont distingués léquipollence (~) et léquigénérativité (»). (cf. Appendice) |
| structure de chordoïde large On peut dès lors présumer dun enrichissement de structure si on ajoute un axiome qui requiert lexistence dun générateur interne :
Et effectivement, dans la structure munie des quatre axiomes A1 A2 A3 A4, appelée chordoïde large, on démontre lexistence dun élément neutre et lexistence de tous les inverses, lesquels constituent, comme on le sait, deux axiomes explicites de la théorie des groupes. Le chordoïde large apparaît ainsi, de façon imagée, comme un "groupe abélien semi-fermé". On peut disposer les intervalles dun chordoïde large fini sous forme dun tableau carré, appelé matrice chordique, dans lequel chacune des lignes et chacune des colonnes correspond à un accord générateur des éléments de ce chordoïde large. Un accord-ligne et un accord-colonne de même rang sont formés des inverses des éléments de lautre et sont appelés pour cette raison accords duals. |
| structure de chordoïde Même si un accord donné A correspond à une matrice chordique unique, plusieurs lois de composition partielle, et ainsi plusieurs chordoïdes larges, sont généralement compatibles avec laccordance impliquée par cette génération spécifique. Incidemment, laxiome A1 implique que la relation daccordance dans E détermine sa loi de composition. Parmi toutes les lois compatibles, lune delles correspond strictement à laccordance nécessitée par A, c'est-à-dire l'accordance de tous les accords équipollents à A et leurs duals (ce qui n'inclut pas, généralement, tous les accords équigénératifs). On l'appelle loi d'accordance de A. Un chordoïde est un chordoïde large dont la loi de composition est strictement la loi d'accordance d'un accord donné. À la structure de chordoïde correspond une fermeture chordique plus spécifique appelée simplement chordicité. Elle implique la genèse, par un accord, non seulement de tous ses éléments, mais de toute sa loi de composition. Tout chordoïde large qui nest pas lui-même un chordoïde est décomposable en chordoïdes distincts (qui impliquent des matrices chordiques distinctes). Ce type de décomposition concerne ce quon peut appeller laccordance périphérique, définie en gros comme la relation daccordance à lexclusion des liens avec lélément neutre. (Voici la forme du graphe d'adjacence périphérique non-dégénéré d'une matrice 5´5. Le graphe d'accordance comprend des valeurs non seulement pour les noeuds, mais aussi pour les arêtes). Tout chordoïde fini, et ainsi tout groupe abélien fini, est décomposable en chordoïdes élémentaires appartenant à 6 classes disomorphie. L'une construit des groupes du type 4-groupe de Klein. Les 5 autres classes peuvent être représentées par lunique chordoïde possible qui possède un générateur de 3 éléments et une loi daddition modulo n, où n varie de 3 à 7. Les sous-chordoïdes dun groupe abélien sont, parmi les combinaisons de ses sous-chordoïdes élémentaires, celles qu'on peut strictement générer, tant les éléments que laccordance, à laide dune seule, mais pas forcément unique, matrice chordique. Les autres combinaisons ne sont que des chordoïdes larges. |
Appendice sur le formalisme
accordance, intervalle, accord, générateur
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ab |
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a\b |
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AB |
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A\B |
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AA |
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A\A |
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équigénérativité, équipollence, faisceaux
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A » B |
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A ~ B |
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k\A |
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A\k |
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F(A) |
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Lemmes
| Dans un ensemble muni dune loi de composition interne binaire partielle | |
A1 Þ |
La relation daccordance détermine la loi de composition |
A1 A2 Þ |
ab, bc, ac Þ (a\b)(b\c) = a\c |
Théorème des accords
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A2 Þ |
k\A ~ A | |||||
A2 A3 Þ |
A\k ~ A\k' » A | |||||
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Théorème des chordoïdes larges
| Dans un chordoïde large C existent : | |
un élément neutre |
($u ÎC) uk = ku = k ("k ÎC) |
et tous les inverses |
("k ÎC) ($k' ÎC) kk' = u |
| Écrit en 1999 | Copyright © 2000 Pierre Lamothe |