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EXTRAIT DU DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES ANCÊTRES QUÉBÉCOIS (1) Bussière Jacques (c. 1929-1699) Dit Laverdure "Fils de Jacques Bussière et de Jeanne Massonier, de Salboeug près de Bordeaux, il contracte mariage, le dimanche 7 septembre 1670, avec Marguerite Berger, fille de feu Jean Berger et de Madeleine Jeanne, de la paroisse Saint-Sauveur de Paris. Ce contrat n'a pas de suites. Treize mois plus tard, le mercredi 7 octobre 1671, il contracte de nouveau mariage devant le notaire Romain Becquet, avec Noelle Gossard, fille de feu François Gossard et de Sulpice Veillot, de la paroisse Saint-Eustache de Paris et l'épouse à Sainte-Famile de l'Ile d'Orléans le vendredi 16 octobre 1671. De leur union naissent trois enfants. Il s'engage par contrat à La Rochelle, le 7 avril 1643, devant le notaire Teuleron, à venir comme soldat pour trois ans en Nouvelle-France à raison de 60 libres par année et reçoit en avances, 50 livres. À ce contrat, il se dit originaire de Bordeaux en Guyenne. On le retrouve à Trois-Rivières où il est en garnison le 11 octobre 1649, et le 27 septembre 1651, parrain d'un amérindien. Il retourne à Québec au cours des années suivantes. Comme il sait signer, on fait appel à lui de temps à autre comme témoin des actes notariés. C'est ainsi qu'on retrouve sa signature au bas d'une obligation passée par Jacques Renouard devant le notaire Peuvret, le 26 août 1658 et au bas d'un acte de notaire Audouart, le 23 octobre 1660. On le dit alors caporal de la garnison du Fort Saint-Louis de Québec. Le sieur Charles de Lauzon lui concède une terre de deux arpents et demi de front dans le seigneurie de Liret à l'Ile d'Orléans, le 15 novembre 1663. Il se fixe à cet endroit. Au recensement de 1666, on le qualifie de tapissier et, à celui de 1667, il possède cinq arpents de terre en labour. Au recensement de 1681, il est établi à Québec où, le 6 juin 1682, il loue un emplacement sur le quai de Champlain au-dessous du Cap-aux-Diamants. Cet emplacement de vingt-cinq pieds de front appartient à Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu et il le lui loue au coût de 65 sols de rente foncière. Dans cet acte, on le qualifie de matelassier. Le 8 juin suivant, il doit 20 livres à Anne Lebalnc et Pierre Mesnage pour le loyer de la maison qu'il a habitée. Le 22 juillet suivant, afin de permettre la construction de l'église, il vend une partie de sa terre de Saint-Pierre de l'Ile d'Orléans à la fabrique de la paroisse pour 80 livres. Son épouse décède à Saint-Pierre de l'Ile d'Orléans où il est de retour sur sa terre, le 20 novembre 1684. Il vend son emplacement du quai Champlain à Québec, à François Ducarreau maçon, le 20 mai 1685, à condition qu'il en reprenne la rente foncière de 3 livres et 5 sols et lui remette "un habit suivant sa qualité d'homme de travail consistant en un justaucorps le haut de chausse et une paire de bas avec une paire de souliers neufs". Un autre acte du 26 juin 1690 nous apprend qu'il cède de nouveau un demi-arpent de sa terre de l'Ile d'Orléans à la fabrique de la paroisse Saint-Pierre pour l'érection du presbytère. En retour, les marguilliers prometent de lui faire défricher un arpent de sa terre. Il est lui-même marguillier à Saint-Pierre en 1694. C'est là qu'il décède et est inhumé le 20 juin 1699. Signature numéro 160". _______________________ BIOGRAPHIE de JACQUES BUSSIERE BIOGRAPHIE de JACQUES BUSSIERE selon Jacques Lacoursière (2)Il est fort probable que la plupart des Bussièrs qui vivent au Québec, et peut-être tous soient les descendants de Jacques Bussière dit Laverdure. Ce patronyme a comme variantes Bessier, Bezier, Besiers et Bessière. Il référait à un lieu couvert de bois ou à une plantation de bouleaux. Il y a eu un Antoine Bessière, que monseigneur Cyprien Tanguay appelle aussi Bussière. D'après le généalogiste Archangee Godbout, ilserait né vers l'année 1651 à Villefranche, dans le diocèse de Rodez, et il était le fils de Paul Bessière et d'Étiennete Girurgue. Il serait arrvié à Québec comme soldat du régiment de Carignan-Salières. Une fois la paix revenue, il s'engage comme domestique chez diverses personnes. En 1679, à Neuville, il travaille pour Jean Lepicq et son épouse qui n'ont pas d'enfant et qui s'engagent à en faire leur héritier. Il est encore à leur emploi lors du recensement de 1681 Le 26 novembre 1685, à ce dernier endroit, il épouse Jeanne Croteau dite "la pouponne". Elle était la fille de Vincent Croteau et de Jeanne Godequin. Le couple aura six enfants, six filles dont trois contacteront mariage. Vers l'âge de 18 ans, Marie-Louise donne naissance à un fils qu'elle a d'un soldat nommé Jasmin. Le 31 décembre 1718, à Québec, elle épouse un parisien, Simon François Cauvin dit LaTerreur. Deux mois auparavant, Marie-Louise avait eu une autre fille à laquelle elle avait donné son prénom. Deux autres filles s'ajouteront par la suite, alors que le couple s'est établi à Tilly. Peu avant le mariage de Marie-Louise, sa soeur Élisabeth avait épousé Louis Truchon dit Léveillé. Au début de la seconde moitié des années 1720, ils s'établiront à Lachenaie. La cadette d'Antoine Bessière, Marie-Geneviève se mariera en 1726 avec Jean-Baptiste Daudry et elle aussi vivra à Lachenaie. L'ancêtre Bessière, qui n'aura de descendance que par des filles, décèdera à Saint-Nicolas au mois de décembre 1708. Sa veuve se remariera à Montréal le 15 août de l'année suivante avec Philippe Bareil et elle mourra en 1717, sans avoir donné naissance à d'autres enfants. Jacques Bussière, dit Laverdure, quant à lui a laissé une abondante descendance qui porte son nom. Il serait né en 1619 à Salleboeuf dans le diocèse de Bordeaux, en Gironde. D'après le dictionnaire de René Jetté, il se serait engagé comme soldat à LaRochelle le 7 avril 1643, mais on ne connaît pas la date précise de son arrivée dans la colonie. Il y est certainement en 1658. Dans un acte de 1660 du notaire Guillaume Audouart dit Saint-Germain, qui pratique à Québec, on apprend que l'ancêtre est caporal en la garnison du Fort Saint-Louis. A la même époque, il aurait exercé le métier de tapissier. Cinq ans plus tard, lit-on dans le Dictionnaire national de l'Institut Drouin, on le retrouve dans le régiment de Carignan, compagnie de Maximy, fraîchement arrivée d'Europe. On peut croire que, pour compléter les cadres de sa compagnie, le capitanien Maximy dut faire appel à des soldats de la garnison de Québec. En 1670, l'Ancêtre Bussière songe à se marier. Il choisit une fille du roi, Marguerite Berger, originaire de Paris, mais le contrat de mariage est annulé le 7 septembre. Un mois plus tard, Marguerite Berge se marie avec Charles Courtois. L'année suivante, soit le 16 octobre 1671, à Saint-Famille Ile D'Orléans, Jacques Bussière épouse une autre fille du roi, Noelle Gossard, née dans la paroisse Saint-Eustache, de Paris, et fille de feu François Gossard et Sulpice Veillot. Elle est alors âgée de 37 ans. Selon l'historien Silvio Dumas, elle apporte des biens estimés à 300 livres et la dot royale de 50 livres. L'ancêtre signa ainsi Jacque Busieres. Le couple aura trois enfants, dont un seul atteindra l'âge adulte. Mathieu, qui naît le 10 septembre 1672, meurt deux mois plus tard. Un autre enfant, de sexe indéterminé dans les registres, décède à la naissance au mois d'avril 1676. Quant à Jean, celui qui assurera la descendance, il vient au monde le 28 décembre 1674. Le 26 juin 1690, devantl e notaire royal François Grenaple de Bellefonds, l'ancêtre vend à la fabrique de la paroisse Saint-Pierre Ile d'Orléans, un terrain sur lequel on bâtira l'église paroissiale. Jacques Bussière était alors veuf depuis plusieurs années, son épouse étant décédée le 19 novembre 1684. Quant à lui, il vivra jusqu'au 19 juin 1699. Si Jacques Bussière n'a eu qu'un seul enfant qui lui ait survécu, il n'en va pas de même pour son fils Jean. Ce dernier aura dix-neuf enfants, soit douze garçons et sept filles. Seulement quatre de ces enfants décéderont avant d'avoir atteint leur majorité. Jean avait épousé, à Saint-Pierre Ile d'Orléans, le 21 avril 1694, Ursule Rondeau, la fille de Thomas Rondeau et d'Andrée Remondière. Le fils aîné de Jean recevra le prénom de son père et à Saint-Pierre Ile d'Orléans, le 3 février 1716, il épousera Françoise Dupil, la veuve de Mathieu Côté à qui elle avait donné trois enfants. François se mariera à quelques reprises. Augustin, né au mois de novembre 1699, unira sa destinée à celle de Charlotte Lecomte; Joseph se mariera avec Geneviève Parent; pour Charles, ce sera Marie-Catherine Drolet qu'il choisira comme épouse; pour Paul, ce sera Catherine Ferland. Parmi les descendants de l'ancêtre Jacques Bussière dit Laverdure et de Noelle Gossard, il faut citer Arthur de Bussières. J'ai bien dit de Bussières. Ce bon monsieur avait décidé d'ajouter une particule à son nom pour fairep lus chic, pour faire plus noble. Il faut préciser que c'était un poète. Il était né à Montréal le 20 janvier 1877. C'était le fils de Fabien Bussière et de Rachel Bariault. Il était le deuxième enfant d'une famille qui en comptera treize. De peintre en bâtiment, il deviendra un poète important de son époque. C'était un ami d'Emile Nelligan et comme lui, il fera partie de l'École littéraire de MOntréal. Un autre poète, Jean Charbonneau, son contemporain le décrit ainsi: Sans paletot, coiffé d'une casquette indigente, sans gants, le col emmitouflé d'un misérable foulard, chaussé de pantoufles légères retenues par de frêles cordons, tel il nous apparaissait une cigarette à la commissure des lèvres où passait par instant un sourire énigmatique. A la suite de son décès dû à une attaque d'appendicite, le 7 mai 1913, le quotidien montréalais Le Devoir écrivait: Arthur de Bussières modeste peintre d'enseigne, qui vient de mourir à Montréal, était un poète de grand talent. Les critiques littéraires Pierre de Granpré et Jean Éthier-Blais écrivent à son sujet: Arthur de Bussières se rattache à l'École littéraire de Montréal. Il figure le bohème à l'état pur, la fantaisie, la générosité totale de l'esprit. Bussières n'a pas craint de se projeter tout entier dans le monde du rêve, où les houris le disputent aux almées. Précurseur de Paul Morin, c'est dans un Orient de fantaisie qu'il puise son inspiration: prétexte à des vers sonores à desj outes avec les mots. (...) NDRL - Il nous apparaît nécessaire de clarifier certaines affirmations contenues dans la dite émission. Dans les registres de Neuville, il apparaît clairement que Antoine Bussière-Bessière dont parle Mgr Tanguay, est bel et bien un Bessière. La présence de l'ancêtre Jacques au sein du département de Carignan, en 1665, est une pure hypothèse de Gérad Malchelosse reprise par l'Institut Drouin et nullement appuyée par quelques documents. D'autre part, c'est le 22 juillet 1682 que Jacques et Noelle ont cédé un terrain pour la construction de l'Église et du presbytère, terrain agrandi en 1690. Edouard Bussières. BIOGRAPHIE de JACQUES BUSSIERE selon Jean-Paul Bussières (3) En 1643, qu'est-ce qui a bien pu décider Jacques Bussière (162?-1699), à signer un contrat d'engagement pour venir en Nouvelle-France, une bien pauvre colonie à cette époque ? En 1641, il y avait 240 personnes en Nouvelle-France, même si la Compagnie de la Nouvelle-France dite aussi des Cent Associés s'était engagée à transporter quatre mille personnes en quinze ans de 1627 à 1643. A la fin de ce délai, il n'y en avait quelques centaines et c'est pendant la dernière année de ce délai que Jacques Bussière signe son contrat. En France, c'est l'année de la mort de Louis XIII et la régence d'Anne d'Autriche. Mazarin a remplacé le cardinal Richelieu à la tête du gouvernement depuis le mois de décembre 1642. Le pays est toujours bouleversé par la guerre de Trente ans. Dans de telles circonstances, on comprend que le peuplement de la lointaine colonie n'ait pas obtenu tout le succès escompté. Alors, qu'est-ce qui a amené Jacques Bussière à partir ? En 1643, il était encore jeune. Il devait avoir au plus 24 ans, si on se fie à l'acte d'inhumation conservé dans les registres de la paroisse Saint-Pierre de l'Ile d'Orléans.
Controverse sur l'âge de sa naissance Est-il né véritablement en 1629 tel que le suggère son contrat d'engagement ? D'autres sources le font naître en 1629 (selon recensement de 1667 et 1681), en 1628 (selon un ouvrage intitulé La population du Canada en 1663), en 1629 (selon le recensement de 1666), en 1630 selon sa date de confirmation, le 31 août 1665 en l'église Notre-Dame de Québec, par Monseigneur de Laval. Si Jacques Bussière est né en 1629, il n'avait donc que 14 ans lors de la signaturede son contrat d'engagement. Cela semble peu réaliste. Même né en 1627, on peut croire qu'il a dû jouer avec son âge pour être accepté. Pourquoi partir pour la Nouvelle-France ? Jacques Bussière était jeune dans un pays bouleversé malgré les lueurs d'espoir d'un soleil qui nesera guère propice aux paysans. Est-ce le désir de s'en sortir ? Le goût de l'aventure ? Ou celui de poursuivre une carrière militaire ? Il s'est engagé comme soldat, avec un solde de 60 livres par an, pour trois ans. Il ne fit jamais partie du régiment de Carignan qui n'arriva en Nouvelle-France qu'en 1665. Aurait-il quitté parce qu'il était seul ? Les deux contrats de mariage qu'il a passé en 1670, puis annulé quelques temps après, et celui de 1671, disent que son père Jacques Bussière était décédé. L'était-il au moment de son départ en 1643 ? Jacques a-t-il appris la nouvelle par un arrivant au cours des années subséquentes ? Ou bien, serait-il retourné en France entre 1652 et 1658 ? Son nom n'apparaît dans la liste d'aucun bateau en partance de la France pendant ces années-là. On trouve son nom dans la liste des migrants de 1643 partant de LaRochelle, engagé par Cheffault de la Regnardière qui avait obtenu des concessions de la Compagnie de la Nouvelle-France. Ce dernier en avait recruté 43 de divers métiers, journaliers, manœuvres et artisans à des prix variant de 60 à 120 livres par année et pour un contrat de trois ans. De 1643 à 1649, on perd sa trace. Était-il originaire de Bordeaux ? On ne peut l'établir. Son contrat d'engagement le dit de "Salbeuf, ville de Bourdeaux". Le contrat de mariage passé entre Jacques Bussière et Noelle Gosard, le 7 octobre 1671 dit: "Jacques Bussière dit laverdure habitant demeure en lisle dorlans fils de deffunct Jacques Bussiere et Jeanne Massonier ses pere et mere demeurant en la ville et archevesche de Bordeaux …" Aujourd'hui, Salleboeuf est une petit commune de 1460 habitants située à 15 km à l'est de Bordeaux, canton de Créon et rattachée au PTT de Tresses. On ne sait ni quand et en quel endroit ses parents se sont mariés. Les archives départementales de Bordeaux pour Salleboeuf, disposent des registres à partir de 1689. Cependant, un vieux document de mai 1626, fait état d'un acte passé chez Me Dubertrand, notaire à Salleboeuf, en présence d'un certain Jacques Bussier. On serait porté à lire Buxier. L'ancêtre écrivait son nom avec un "s" seulement à l'intérieur de son nom sans "s" final. Dans un document de 1682, il écrit Bussiere. C'est le seul, selon l'auteur de la biographie. L'habitude qu'il avait de faire suivre son nom d'un paraphe très élaboré a pu faire croire à la présence du "s" final. Caporal à la colonie des Trois-Rivières (1649-1658) On retrouve Jacques Bussière six années plus tard, alors qu'il sert de parrain au baptème d'un jeune amérindien à la mission de l'Immaculée Conception des Trois-Rivières, le 11 octobre 1649.
En 1643, la petite colonie des Trois-Rivières subissait de durs coups de la part des sauvages. Montmagny, qui était gouverneur de la Nouvelle-France, décide alors d'y dépêcher quelques-uns des soixante soldats que comprend la garnison de Québec. Trois chaloupes sont alors dirigées vers les Trois-Rivières. Il se pourrait fort que Jacques Bussière en ait fait partie. Il y est toujours en 1651. Le 27 septembre, Jacques Bussière est de nouveau parrain, cette fois d'un jeune adultede 17 ans, Barbe Minaouitchiouanokoue. L'acte se termine ainsi: "… patrini fuerunt Jacobus Bussiere vulgo Laberdure et Maria Hudes". De son séjour aux Trois-Rivières en 1651 jusqu'à son installation sur une concession à l'Ile d'Orléans en 1663, on sait bien peu de choses. De retour à Québec (1658-1699) Le 26 août 1658, il sert de témoin lors de la signature d'un contrat chez le notaire Peuvret.
Le 23 octobre 1660, il paraît de nouveau dans un contrat signé chez le notaire Audouart. Dans cet acte, il est déclaré caporal en la garnison du fort Saint-Louis, à Québec.
Avant de s'installer à l'Ile d'Orléans, Jacques Bussière, aurait essayé la culture à Dombourg dans la Seigneurie du Seigneur Jean Bourdon. On confirme toutefois qu'il exerçait la profession de caporal en 1663. Achat d'une concession à l'Isle d'Orléans Le 15 novembre 1663, il obtient une concession à l'Ile d'Orléans des mains de Charles de Lauzon Seigneur de Charny.
Cette année-là s'est ouvert à Québec, le Séminaire et c'est pour soutenir cette institution que Mgr de Laval acquiert à coup d'emprunts la propriété de l'Ile d'Orléans. Même s'il change souvent de propriétaire, Jacques Bussière, continue d'exploiter sa concession. En 1666, on le dit tapissier. En 1667, il a mis cinq arpents en valeur de sa terre qui est située entre celle de Mathurin Chabot et celle de Thomas Rondeau, qui vient tout juste d'épouser Andrée Remondière. Le 7 septembre 1769, Jacques Bussière passe un premier contrat de mariage avec une certaine Marguerite Berger. Cette Marguerite comme la majorité des jeunes filles d'alors, est venue en Nouvelle France comme fille du roi. Elle est la fille de feu Jean et Madeleine Jeanne, de Saint-Sauveur de Paris. Elle était âgée de 17 ans et était arrivée au cours de l'été 1760. Le contrat fut passé et signé par devant le notaire Romain Becquect en présence des témoins habituels en semblable circonstance, dont Anne Gasnier, épouse de Jean Bourdon, qui se chargeait de faire venir ces jeunes filles. Cependant, le contrat fut annulé quelques jours plus tard.
Ainsi donc, toujours célibataire, Jacques céda-t-il aux pressions de l'autorité civile qui, sous la férule de Jean Talon, ordonnait à tous les célibataires l'interdiction de "lusage de la chasse et de la pesche et de la traitte avec les sauvages et mesme lentrée dans les Bois" ? Le 7 octobre 1671, Jacques Bussière s'engage à épouser Noelle Gossard et à faire solemniser ce mariage devant l'église. La cérémonie religieuse se déroulera le 16 octobre suivant en l'église Sainte-Famielle en présence du curé Jean de Bernière et d'un témoin Mathurin Croise un voisin qui lui avait lui aussi obtenu une concession en 1663. L'acte du registre paroissial précice que le père de Noelle Gossard est décédé, mais n'indique rien quant aux parents de l'ancêtre. Cependant, l'acte notarié signale "fils de deffunct Jacques Bussière" tout comme l'acte notarié du premier contrat de mariage.
L'acte consigné dans les registres de la fabrique Sainte-Famille est beaucoup plus simple. Un premier enfant, prénommé Matthieu naît le 10 septembre 1672. Il sera baptisé le même jour en l'église Sainte-Famille. Le parrain est un voisin, Matthieu Coste. Il a environ 30 ans et la marraine est Marguerite Chaillifour, épouse de Jean Badeau. Le petit Mathieu ne vit que 2 mois et meurt le 14 novembre 1672 puis est inhumé le lendemain dans le cimetière Sainte-Famille. Trois jours avant la naissance d'un second enfant, une jeune fille, Marie Bussière, célibataire, fille de Jacques Bussière est de cérénomine au baptème de Pierre Rousseau, fils de Thomas et Madeleine Olivier. Cette Marie doit avoir quelque âge puisqu'elle est marraine mais aucune autre renseignement ne nous informe sur elle. C'est le 28 décembre 1673 que naît Jean Bussière et le bébé est baptisé le 7 janvier 1674 en l'église Sainte-Famille. Son parrain, Jean Réal ou Réart, avait obtenu une concession tout près de celle de Jacques et sa marraine, Suzanne Pagé, est l'épouse de Martin Côté. Le 20 avril 1676, Jacques assiste à l'inhumation de son troisième enfant décédé le jour même de sa naissance, après avoir été ondoyé. On ne lui avait pas donné de nom. Noelle Gossard a alors 42 ans et Jacques Bussière est probablement dans la cinquantaine. Renée Rivière et son époux Mathurin Croiset ont assisté la famille dans cette circonstance. Cette Renée Rivière est la mère d'Andrée Remondière qui a épousé Thomas Rondeau, un voisin très proche de Jacques. Il avait déjà trois enfants quand Jacques s'est marié en 1671. Quand naîtra le sixième enfant, Ursule, le 5 août 1676, Jean Bussière aura déjà 4 ans. Depuis que Jacques s'est installé dans sa concession, toute la partie nord de l'Ile d'Orléans n'avait qu'une église, celle de Sainte-Famille. C'est en 1679, que les registres de la nouvelle paroisse Saint-Pierre font état des premiers actes. Il y aurait eu une première chapelle dès 1653 "dans cette partie de la paroisse St-Pierre, détachée depuis la paroisse mère et nommée Sainte-Pétronille de Beaulieu mais le site de cette chapelle n'a jamais pu être établi exactement". Le recensement de 1681 indique que Jacques Bussière et sa famille demeurent à Québec. Il est situé au ménage 233 alors qu'on en dénombre 238 en tout. On lui donne alors 54 ans, 41 à son épouse et 8 à Jean. Jacques a-t-il abandonné sa terre à l'Ile ? Certainement pas. Dès 1672, on le reverra à Saint-Pierre alors qu'il vend une portion de sa concession. Le 6 juin 1682, Jacques Bussière semble être installé à Québec depuis un certain temps. Ce jour là …
Cet emplacement est situé près de la fontaine Champlain qu'il est possible de retracer sur le Plan de la ville et Chasteau de Québec fait en 1685 par le Sieur de Villeneuve. De plus, la carte que fait Marcel Trudel dans son libre intitulé le Terrier du Saint-Laurent en 1663 permet de mieux situer encore tous ces événements. Le 8 juin de la même année, soit deux jours plus tard, Jacques s'engage à rembourser une somme de 20 livres qu'il lui restait à payer au Sieur Perre Mesnage pour loyer et maison à Québec, par acte signé devant le notaire Gilles Rageot. Dans cet acte, on lui reconnaît aussi le métier de "matelacier". Ainsi donc, la concession de Jacques à Saint-Pierre semble avoir été délaissée temporairement, probablement de 1681, à la date du recensement de 1684, année du décès de son épouse. Celle de son voisin Robert Jeanne, l'est aussi, puisqu'on le retrouve à Québec lors du recensement de 1781. Est-ce à causede cela que le lieu apparaît comme l'endroit idéal pour y loger la première église de la toute nouvelle paroisse Saint-Pierre ? La fabrique achète d'abord, le 22 mars 1680, de Robert Jeanne, une portion de terre de un demi-arpent de large sur quatre de profondeur en descendant vers la grève. Puis le 22 juillet 1682, la fabrique s'adresse à Jacques Bussière et achète une partie de sa terre. Le 20 novembre 1684, Jacques Bussière assiste à l'inhumation de son épouse, Noelle Gossard, dans le cimetière Saint-Pierre. Elle était décédée la veille à l'âge de 50 ans. Jean allait avoir 11 ans le 28 décembre. Ce n'est qu'en mai 1685 que Jacques se départira de son pied-à-terre à Québec qu'il avait depuis 1682 et peut être plus tôt. Le 20 mai, il s'engage à vendre la propriété qu'il avait obtenue de Jean Baptiste Peuvret, à Francois Du Carreau "masson" de la Ville de Québec. Ce Du Carreau demeurait voisin de Robert Jeanne à Québec lors du recensement de 1681. Au cours de l'année 1686, Jean Bussière qui a 13 ans, aide à faire trois inhumations dans le cimetière paroissial. Jacques a-t-il servi la paroisse comme bedeau ? Je n'ai pas trouvé de documents le confirmant ou l'infirmant indique Jean Paul Bussières. En juin 1690, on note dans le livre des Comptes des Marguilliers de la Fabrique de Saint-Pierre:
Comme cet extrait suit l'article qui traite de la vente d'un demi-arpent de terre à la fabrique par Jacques, on peut supposer que l'expression le paroissien remplace le nom de Jacques Bussière. Le 26 juin 1690, Jacques Bussière vend une autre partie de sa terre . Faut-il rappeler qu'à cette époque-là, les anglais de Phips menacent la Nouvelle-Angleterre. Le 16 octobre 1690, les navires anglais arrivent à Québec et reçoivent la réplique fracassante que l'on sait de la bouche du gouverneur Frontenac. Quelques mois plus tard, Jacques Bussière (écrit Russierre) est témoin au mariage de Marie Rondeau, fille de Thomas et Andrée Remondière avec Philippe Noel, fils de François et Nicole Legrand de St-Laurent. Des liens étroits unissent les deux familles et ils se resserreront encours plus. Âgé d'environ 70 ans, Jacques devient marguillier de la fabrique de Saint-Pierre avec Mathurin Blouard et René Fournier. Il reçoit les comptes de 1694 faits par Antoine Le Fort sous la tutelle du curé Dauric. Le premier juillet 1693, il conduit son fils Jean, âgé de 20 ans, à l'Hôtel-Dieu de Québec où il sera hospitalisé pendant 5 jours. Quelques mois plus tard, le 26 mars 1694, Jean s'engage vis-à-vis Ursule Rondeau qu'il marie le 21 avril suivant à Saint-Pierre. Jean a eu 20 ans le 28 décembre et Ursule 18 ans le 10 août suivant. Le 29 juin 1694, la fabrique lui remet le reste du paiement qu'elle lui doit pour l'emplacement du presbytère. A cette époque là, la paroisse recevait la visite de l'évêque de Québec. Jacques connaîtra l'immense joie de voir ses premiers petits-enfants. En 1695, un premier enfant, Jean, naît de l'union de Jean Bussière et Ursule Rondeau, suivi de François en 1696, de Geneviève en 1697 et de Pierre en 1698. Jacques décèdera le 20 juin 1699.
________ Jacques Bussière serait arrivé au Québec entre 1650 et 1658, s'étant engagé dans le Régiment de Carignan, en garnison à Québec.
"Noelle Gossard, épouse de Jacques en 1671 était Fille du Roi. Formées dans des institutions qui étaient souvent pour elles, un second foyer du fait du décès d'un parent, elles étaient recrutées en France par l'autorité royale mais aussi par le clergé. Elles venaient en Nouvelle-France avec quelques biens personnels auxquels le roi ajoutait un don qui était normalement une cinquantaine de livres" Jean-Paul Bussières établi un lien intéressant entre 1627 et 1643. "1627 fut l'année de la fondation de cette noble institution "La Compagnie de la Nouvelle-France" sous la gouverne du digne Cardinal de Richelieu et 1643, la fin de la première étape qui avat été prévue dans la gouverne de la dite compagnie. Si 1643 est aussi l'année de l'engagement de Jacques Bussière par la Compagnie dite des Vent Associés, celle de 1627, ne sera retenue comme celle de sa naissance, qu'à la suite d'une série de rapprochements chronologiques jugés satisfaisants" (4)
De La Rochelle à Québec en 1643 (1) "7 avril 1643 - Je suis encore gêné. Je viens tout juste de quitter la maison de Sieur Nicolas Denis chez qui je m'étais rendu en compagnie de mon précepteur, Charles De Brie, afin de signer le contrat qui m'engageait comme soldat au service de la compagnie de Sieur Cheffault de la Regnardière. Puis, nous sommes revenus rue Saint-Barthélemy. Je devrais prendre le navire dans quelques jours. Il faudrait bien que je me trouver un peu de papier pour noter quelques mots afin de me rappeler ce que sera cette aventure" ... pourrait avoir écrit Jacque Bussière. J-P. Bussières, plus récemment relate ce qui suit ... "Quelques siècles plus tard, à l'aide de textes parus depuis, on peut imaginer ce que fut une telle aventure. Un jeune homme de 15 ans, presque anonyme, Jacques Bussière, s'embarquait à La Rochelle pour aller servir en Nouvelle-France en plein XVIIème siècle. On reste stupéfait de l'audace de de nos ancêtres, qui le plus souvent, faisaient la traversée sur de tout petits bateaux, écrit Claude Faribault dans un article paru en 1992, dans Mémoires, la publication de la Société de généalogie canadienne-française de Montréal. Nous en tirons presque textuellement, les éléments les plus significatives pour l'histoire qui nous intéresse tout particulièrement ... La plupart de ces bateaux mesuraient de 25 à 30 mètres de longueur de coque et 8 à 10 mètres de largeur, soit de 80 à 110 pieds de long par 25 à 30 de large. Tous ces navires étaient assez semblables mais tout aussi un peu différents. Conçues par les Hollandais, ces flûtes ont été copiées par tous les mariniers de la Mer du Nord et de la Manche. On savait bâtir par tradition orale mais one ne suivait pas de plan. Tellement de gens ne savaient ni lire ni écrire à l'époque. À la fin du XVIIème siècle, Colbert construisit une grande marine de guerre pour le roi Louis XIV et certains de ces navires dépassaient les 200 pieds de longueur. Cependant, ces navires à fort tirant d'eau ne pouvaient venir à Québec et s'arrêtaient à Tadoussac qui fut longtemps le port d'attache tout comme l'unique poste de traite. Rappelons que Champlain en 1598 voulant acquérir des connaissances tenta de s'embarquer sur un des navires de la flotte du roi d'Espagne (Je m'enbarquay avec luy dans ung grand navire du port de cinq cents thonneaux nommé le St-Julien - Voyages de Champlain, vol 1, p.2). Les flutes, plus petites, remontaient le Saint-Laurent, mais par mesure de sécurité elles s'arrêtaient à Tadoussac, à cause de leur tirant d'eau. On transbordait passagers et fret dans des chaloupes à fond plat, et on remontait à Québec, à la rame, à moins qu,un rare vent d'est permit d'utiliser une voile pour remonter le courant du Saint-Laurent. C'est que le vent d'est sur le fleuve veut dire du mauvais temps, ce qui n'était pas plus avantageux, souvent que de ramer. On peut aisément penser que Jacques Bussière, en a ramé un coup de cette façon ! Les navires de tel tonnage mesuraient environ 100 pieds de longueur et trente de largeur. On y retrouvait deux étages ou pont, sous le tillac, ce pont à ciel ouvert, le tout au dessus de la cale. Dans ces conditions, les froids de l'Atlantique Nord forçaient tout ce beau monde, sauf les mariniers de service, à s'entasser sous les ponts et dans la cale. Sur la coque, on apercevait à l'arrière, ou poupe, une construction élevée, appelée château arrière qui pouvaiet monter à plus de 25 pieds au dessus de l'eau et où se trouvaient les quelques logements plus luxueux réservés aux passagers de marque et au capitaine. Ce château et la mâture plongeaient le vaisseau plus profondément dans l'eau qui nécessitait un débit d'eau encore plus gros pour ne pas s'échouer. Les sous-officiers et la cuisine occupaient une construction moins grande, le château avant du navire. Sur la coque, étaient montés trois mâts de grandeur différente et le beaupré qui se projetait obliquement à l'avant de la quille. Sous le beaupré, il y avait à fleur d'eau un petit pont ajouré par un treillis de bois, pour laisser couler l'eau, appelé poulaine, qui servait de latrines à ciel ouvert par beau temps. (...) De plus, ces bateaux pouvaient devoir accommoder jusqu'à 150 personnes, passagers et membres d'équipage, dans un espace plutôt restreint et cela pendant une période de près de trois mois bien souvent. (...) La vie quotidienne était assez réglée sur les navires. La journée était divisée en six quarts de quatre heures. L'équipage ne dormait jamais plus de trois heures et demie à la fois. Les passagers qui n'ont pas de corvée, sont donc continuellement dérangés par ces changements de quart. Il est interdit de se dévêtir et l'on dort tout habillé dans son branle ou son hamac et l'on ne doit jamais se déplacer. Après le coucher du soleil, c'est le silence absolu pour tous, sauf pour ceux qui donnent les commandes de manoeuvre. Le matin, vers les quatre heures, c'est le réveil, puis le lavage, le lavage du navire à l'eau de mer. Personne n'a le goût de se laver personnellement à l'eau de mer glacée. L'eau douce est une denrée rare que l'officier en second garde sous clef, et qu'on ne peut utiliser pour se laver. Le linge est nettoyé aussi à l'eau de mer ou on le garde sur soi durant toute la traversée. Alors, la barbe et les cheveux ... on les laisser pousser. (...) Le déjeuner se compose de biscuits pris à même la ratio quotidienne d'une livre par jour. On mange une sorte de galette blanche très nourrissante qu'on amollit dans l'eau, cette eau douce qui devient à la longue de plus en plus dégoûtante et astringente. (...) Lors de voyage au Canada, la ration, celle qu'a pu connaître, comprenait des fèves et des pois pour le voyage et par homme: soit un boisseau ou environ trois gallons, soit cinq ou six onces par jour; le biscuit français était compté à une livre par jour; le potage complété par de la chair qui est du lard ou du boeuf salé, ou encore par de la morue que l'on arrose de vinaigre ou d'huile. Les jours maigres, la chair est remplacée par du fromage et de la morue. Pour boire, en plus de l'eau corrompue, on dispose d'une ration de vin ou de cidre de soixante-quinze centilitres par jour (la quantité d'une bouteille de vin de nos jours ou 750 mL). On mange assis par terre avec ses doigts. Chacun doit posséder sa cuiller pour manger le potage. Les rations sont pour les jours d'abondance, sinon, c'est la disette. (...) L'air respirait l'équipage et la cargaison. Chacune des personnes avait environ trois mètres carrés, ne se dévêtait jamais et ne se lavait guère plus. Et les animaux étaient parqués au pont inférieur, la vermine errait partout. On craignait le scorbut, le mal de mer, l'épidémie mais on guérissait les petits troubles de comportement par une bonne volée, souvent administrée par des compagnons exaspérés. On exorcisait les maniaques mais on laissait les déprimés à leur aveuglement. Il était si facile de sauter par dessus bord. Les infections banales comme les abcès, les furoncles, les gastro-entérites étaient fréquentes à cause de la promiscuité et du manque d'hygiène élémentaire. On ne fumait point car le feu était un danger constant, mais on chiquait ou on prisait. (...) Les décès étaient plus ou moins soulignés selon les circonstances. Par gros temps, on procédait rapidement mais un personnage de marque appelait l'aumônier. Les biens étaient alors réservés aux héritiers ou partagés ou indignement convoités. Pendant les mois de cette traversée, les règlement devaient Être observés. On ne devait pas se quereller, s'enivrer, mais conserver l'eau précieusement sinon les punitions étaient sévères. La peine de mort y fut bien rare mais on connaissant le fouet, le cachot, la sainte-barbe (qui était la soute aux poudres du nom de la sainte patronne des canonniers), ou le bain forcé dans la mer, selon l'ire capricieuse du capitaine. La religion guidait l'équipage tout autant que les passagers. On devait observer les fêtes, faire maigre le vendredi mais ne jamais blasphémer ni jouer à l'argent. On arrivait à Tadoussac, quelque deux ou trois mois plus tard. L'équipage s'affairait souvent à transborder bagages et nécessaires dans des canots qui ferait plus facilement le trajet vers Québec, comme l'écrivait d'ailleurs Champlain en 1608. "Le Pont Graué prit le deuant pour aller à Tadouffac, & moy après luy dans vn propres à vne habitation Dieu nous fauorifa fi heureufement, que nous arriuafmes dans ledit fleuue au port de Tadouffac; auquel lieu je fais defcharger manouuriers, & artisans, pour aller à mont ledit fleuue trouuer lieu commode & propre pour habiter. Trouuant vn lieu le plus eftroit de la riviere, que les habitans du pays appelle Quebec, j'y fis baftir & edifir une habitation".
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