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ROBERTINE Barry, dite Françoise (1863-1910) — Née à L'Isle-Verte au Québec, elle fut l'une des premières femmes journalistes québécoises. Sous le pseudonyme de «Françoise» elle sera rédactrice et journaliste, d'abord à «La Patrie» à Montréal puis, plus tard, dans sa revue bimensuelle le «Journal de Françoise». Cette pionnière du journalisme et du féminisme québécois a tenu, vers 1900 un salon littéraire auquel était convié le gotha culturel du Québec. Parmi les invités, notons Mme Marc Sauvalle, française d'origine, célèbre en Amérique pour son essai «Mille questions d'étiquette»; l'auteur Louis Fréchette, Hector Garneau, Paul de Marigny, l'homme de presse Olivar Asselin qu'elle fera entrer au «Journal des débats»; Joséphine Marchand Dandurand, une autre «salonnière». En 1896, Robertine Barry qui travaillait au quotidien «La Patrie» a fait l'acquisition de l'une des trois cloches de l'ancienne forteresse de Louisbourg (Cap Breton) pour cent dollars. Elle fut placée dans le musée du Château Ramezay à Montréal. Mme Barry écrivit aussi des uvres fictives comme Les
Fleurs champêtres. En 1904, le gouvernement de France
a nommé Robertine Barry officier de l'Académie en
reconnaissance de son apport à la culture française.
Elle a été la première femme à prendre la
parole devant les membres de l'Institut canadien en 1899. Présidente
du Women's Press Club of Canada, Robertine Barry, tout au long
de sa carrière, a défendu la justice sociale et
les droits des femmes, des enfants et des aînés. |