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Elsa Maxwell, (1883-1963) chroniqueuse américaine, écrivain, sénariste, actrice mineure au théâtre comme au cinéma puis organisatrice de soirées mondaines, a vu le jour le 24 mai 1883 à Keokuk (Iowa). Salon à l'américaine sans doute mais ses innombrables réceptions, tenues un peu partout dans le monde ainsi que le nombre et la notoriété de ses invités méritent qu'on lui réserve une parenthèse. D'un port médiocre et plutôt corpulente, mais astucieuse et intrigante commère aux dehors enjoués, Elsa Maxwell a quelque peu inspiré un épisode des séries de «James Bond» et patronné la rencontre du couple de la diva Maria Callas et du riche armateur grec, Aristote Onassis de même que celle du prince Aly Khan et l'actrice Rita Hayworth. Saphique qui aurait serré de près la Callas, elle a eu comme principale flamme la mondaine chanteuse écossaise Dorothy "Dickie" Fellowes-Gordon, connue pour ses liaisons avec le noble britannique Napier Alington ansi qu'avec le duc d'Albe. "Dickie" fut la seule héritière d'Elsa Maxwell. La Première Guerre mondiale terminée, Elsa Maxwell multiplie les soirées et de réceptions pour les personnalités en vue de son temps. La célèbre commère loue des salles à Monaco et à Venise, invite des artistes et invente parfois un thème. Demi-échec au cinéma hollywoodien mais opportuniste des soirées de son cru ou de celles de ses connaissances, Maxwell rédige des chroniques destinées à la presse et à la radio. Ses fêtes deviennent le rendez-vous des aristocrates et des vedettes de l'écran, des milliardaires et des starlettes. Maxwell alterne bals costumés et «Murder Party», se met parfois au piano et espionne les invités pour alimenter ses chroniques. Ses réceptions ont eu lieu à Holliwood, à New York, au Château de l'Horizon, propriété d'Aly Khan; et un peu partout dans le monde. La liste de ses invités fait rêver : la star de ciméma Yvonne de Carlo et son escorte, le poète-torero Mario Cabre; le diplomate de la République dominicaine Porfirio Rubirosa Ariza, le duc et la duchesse de Windsor, un brillant jeune pianiste nommé Arthur Rubinstein, Gloria O'Connor, Leonard Bernstein, Carl Sandburg, Mike Wallace, Hedda Hopper, Marlène Dietrich, Salvador Dali, Leonard et Sylvia Lyons, Harold L. Ickes, Bernard Baruch, Marian Anderson, le musicien de jazz, Cole Porter; Herbert Bayard Swope, Joseph Paul Boncourt, Moss Hart, Evander Schely, Gregory Ratoff, Carlos Martins, Jesse H. Jones, Maria Montez, Absul Hamad Badawi, Clare Boothe Luce, Leon Henderson, l'acteur français Jean-Pierre Aumont, James C. Dunn, James-A Farley, Sigourney Thayer, Don Lewis, Mandou Bey Riaz, Marilyn Monroe, le prince Faisal Al Saud, d'Arabie Saoudite; Shaikh Ibrahaim Suleiman, Shaikh Hafiz Wahba, Lord et Lady Halifax, Eelco N. Van Kleffens, Gore Vidal, la princesse Soraya, la princesse Grace de Monaco, Barbara Hutton, Edgar Bergen, Noel Coward, le couple Lou Boudreau, Beatrice Lillie et Bill Veeck, propriétaires des Indiens de Cleveland; Eelco N. Van Kleffens, Howard Hugues, l'ex président des E.-U. Herbert Hoover, Sylvia Regis de Olivera; Mme William Rhinelander Stewart, le président de la Commission des Courses de New York, Herbert Bayard Swope; un représentant du Congrès des E.-U., Sol Bloom; son épouse et Billy Rose; Grace Moor, ainsi que Serge Obolensky. Cendrillon des mondanités et sorcière de la
séduction Elsa Maxwell tire sa révérence
le premier novembre 1963 à New York. La télévision a quelque peu abîmé son image magique. Le petit écran massacrait son apparence si peu médiatique. Une poignée d'environ cent fidèles suivra la dépouille mortelle de celle qui aura reçu «le monde entier». |