Jeanne Daigle

Née à Saint-Hyacinthe, le 19 décembre 1909, fille de Rémi Daigle, maître-boucher, et d'Adéline Bonin, Jeanne Daigle étudie chez les Soeurs de Saint-Joseph, ainsi que chez les Soeurs de La Présentation de Marie, où elle obtient son diplôme supérieur d'enseignement à l'âge de 16 ans, en 1925. Elle suit quelques cours par correspondance à l'Université d'Ottawa, en sciences ainsi qu'en littérature. Elle obtient aussi un lauréat en musique (piano, violon et orgue) au Dominion College of Music. Jeanne Daigle fréquente Jeanne Maubourg (élève de Sarah Bernardt) qui enregistera sur disque des contes qu'elle a rédigé.

Par la suite, elle fonde une école privée du nom d' « École Daigle », et y enseigne jusqu'en 1965, pour ensuite devenir professeur de français à l'Institut de technologie agricole et alimentaire de Saint-Hyacinthe de 1965 à 1977. Alors que les bibliothèques paroissiales sont encore en fonction, elle est responsable de la bibliothèque de la paroisse Notre-Dame de Saint-Hyacinthe située au Centre Notre-Dame. S'intéressant à l'écriture, elle rédige de nombreux textes pour la radio, entre autres pour des émissions enfantines à CKAC, Radio-Collège de Radio-Canada de 1945 à 1948 et CKBS. De plus, elle écrit, en tant que journaliste, pour l'Action Catholique, Paysana, Le Courrier et Le Clairon de Saint-Hyacinthe, La Voix de l'Est, La Revue dominicaine, Le Foyer Rural, Le Rosaire, Le Canada-Français, La Petite Feuille, La Tribune de Sherbrooke, Hérauts, La Province, La Survivance, Le Courrier de l'éducation et du progrès (journal haïtien), La Terre de Chez Nous, Le Phare, la revue Sciences et Aventures.

Jeanne Daigle fréquente plusieurs associations littéraires et journalistiques dont la Société des écrivains canadiens, le Cercle des femmes journalistes, la Société des poètes canadiens-français, la Société des écrivains pour la jeunesse, l'Association des auteurs dramatiques, les Jeunesses musicales du Canada, l'Académie des poètes classiques de France en 1954, ainsi que de plusieurs sociétés d'histoire.



Les Aiglons de Maska

C'est alors que Jeanne Daigle fonde la troupe de théâtre pour enfants les Aiglons de Maska en 1954 et les Éditions D'Aigle en 1959, devenant ainsi l'une des premières femmes éditrices au Canada. Notons quelques "Aiglons" : Roland Laroche (Cousin Roland), Jacques Breton, Monique Breton, Marie-Josée Riendreau-Scott, Ginette Bouchard, André Bouchard, Jacques Leblanc, Serge Locas, Nicole Bérard, Jeannine Laroche, Louise Langelier, Nicolas St-Jacques, Marie-Andrée Lamothe, Gabrielle Lamothe, Gilles Gaucher, Monique Gaucher, Henriette Laroche, Gabrielle Lamothe, Yves Dion, Ginette Benoit, Louise Tarte, Lise Gaucher et Danielle St-Georges.

Jeanne Daigle publie une douzaine de volumes pour la jeunesse à sa maison d'édition : " Tourlour, histoire d'un gros ours brun ", 1941, 47 p., " Les contes de Maska ", 1942, 130 p., " The stories of Maska ", Saint-Hyacinthe, Éditions Yamaska, 1945, " Caquets Champêtres ", 1946, 136 p., " Un Noël à la Canadienne " (pièce de théâtre pour les jeunes), 1952, 24 p., " Quand les animaux parlent ", 1955, 136 p., " Grind'or ", 1959, 51 p., " Les Noël des fleurs. Mystère de Noël en trois actes ", Coll. Petites pièces D'Aigle, 1962, 58 p., " La couleur pauvre ", 1963, 50 p., " L'étoile du sourire. Pièce de Noël en 1 acte ", Coll. Petites pièces D'Aigle, 1963, 50 p., " Les aiglons m'ont dit ", 1964, 96 p., " Trois Noëls ", 1964, 64 p., " La première institutrice de Ville-Marie ".

La compagnie RCA Victor endisque, le 4 décembre 1949, quatre de ses contes récités par Jeanne Maubourg : " Le petit cheval gris ", " Le ver de terre comédien ", " Puce, ou le grand voyage d'une petite graine ", " Patte noire, le moutonnet blanc ".

La fin de sa vie est consacrée à la rédaction de « Histoire de Casavant Frères, 1880-1980 », 1990, 817 p. Au cours de sa carrière, elle reçoit le lauréat de la classe 228 du Festival-concours de musique de Québec en 1938, le lauréat du concours littéraire-sonnet en 1938, une mention honorable (section magazine) du Canadian Women's Press Club en 1952, ainsi que le prix de journalisme Laure Hurteau pour la meilleure page féminine en1956. Sous l’initiative du Club de Presse de Saint-Hyacinthe, elle est honorée par la Ville de Saint-Hyacinthe en tant que personnalité de l'année dans la domaine Arts et Lettres en 1967. Elle donne aussi bénévolement de son temps à la Croix-Rouge et à l'Oeuvre des Orphelins. Elle décède le 16 mai 1990, à Saint-Hyacinthe.

La ville de Saint-Hyacinthe a procécédé, le 31 octobre 2001, à la désignation d'un parc maskoutain sous le nom de Parc Jeanne-Daigle, en son honneur. Cet emplacement de verdure est situé à l'angle des rues Girouard Est et Pratte, à deux pas de la promenade Gérard Côté.





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