SAINTE-CUNÉGONDE - Petite municipalité de 10,000 âmes qui sera dévorée par la mégalopole montréalaise, Sainte-Cunégonde (aux alentours de la rue Vinet) sera, à la fin du XIXe siècle, le coeur d'un foissonnement littéraire et culturel dans la meilleure tradition des cafés parisiens de la Belle Époque. Théâtre, conférences, débats avaient lieu dans un esprit propre à Sainte-Cunégonde. L'Écho des Jeunes, une revue mensuelle choqua les biens-pensants par la publication, entre 1891 et 1895 de textes provocateurs parfois érotiques.

Les boute-en-train de ce charivari culturel se nommaient Victor Grenier, imprimeur et libraire (décédé en 1940), Édouard-Zotique Massicotte futur archiviste, Germain Beaulieu, poète, entomologiste et premier président de l'ACFAS, Victor Orban, Georges Oudinot, Georges Elcar (ces trois derniers noms pourraient bien être des pseudonymes).

Le journal La Presse du 21/12/96 publie un texte à ce sujet, signé André Pratte. Ce sont deux chercheurs universitaires, Michel Pressens, professeur de littérature et l'étudiant Roberto Bernardi qui ont levé le voile sur cet épisode inédit de l'histoire montréalaise. La revue Études Françaises  (32,3,96) a publié ce travail intitulé «L'Écho des jeunes, une avant-garde inachevée».

 

Église Sainte-Cunégonde





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