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30 août 1975, l'observatoire Cérès vient d'être inauguré à Saint-Eugène de Grantham.
Les membres de la Société d'astronomie de Saint-Hyacinthe sont à la joie de posséder un instrument de taille (255 mm) pour scruter la voute céleste. En regardant la constellation du Cygne, je remarque une étoile supplémentaire. Sans doute un satellite, me dis-je. Mais l'astre suspect suit les étoiles comme s'il était des leurs. J'alerte mes compagnons du moment, ils trouvent eux-mêmes que le Cygne a vraiment trop de «joueurs» sur la glace. La seule explication: une nova. Pendant quelques jours, une étoile devient parfois des centaines de milliers de fois plus lumineuse. Elle prend le nom de nova. On ajoute «récurrente» si ce n'est pas sa première crise de luminosité. Une nova visible à l'oeil nu, comme celle-là, est rarissime. C'est trop beau pour être vrai. Je communique d'urgence avec un observateur chevronné toujours au courant des derniers développements de l'observation astronomique.
En reconnaissant ma voix au téléphone, il s'exclame, sans me laisser parler: «Je sais pourquoi tu m'appelles, c'est une nova récurrente.» Il venait de vérifier auprès des sources officielles. La veille, un amateur japonais l'avait déjà vu le premier. «Tora, tora, torrieu!». Nous sommes quand même très heureux d'avoir assisté à un tel phénomène. Son nom: Nova Cygni 75 (ci-haut). Un mois plus tard, elle sera déjà évanouie à l'oeil nu.
Mars 1976, toujours à Cérès, c'est au tour de la comète West (ci-haut) de se montrer en vue et nous n'avons pas manqué de la fixer sur la pellicule en dépit de quelques branches d'arbres dans le champ de visée. ConférencesCommunicateur de métier, je n'ai pas hésité à prononcer des causeries sur l'astronomie. J'ai en fait présenté plusieurs centaines de conférences surtout au club de Saint-Hyacinthe mais aussi devant la Société d'Astronomie de Drummondville, l'ex club du Septentrion d'Ahuntsic, à la Société d'Astronomie de Montréal, au Club d'astronomie Capella, à Sorel et au Club d'Astronomie de Beloeil.
VoyagesMes visites de divers observatoires à l'étranger m'ont permis de rapporter d'innombrables diapositives qui ont très souvent illustré mes causeries. J'ai, entre autres, visité les observatoires d'Agassiz Station (Oak Ridge) et de Haystack aux E.-U.; David Dunlap (Toronto), national d'Ottawa, Paris, Meudon, Haute-Provence, du Pic du Midi et de Nançay, en France; de Greenwich, Herstmonceux et Jodrell Bank, en Angleterre.
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