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ALGONQUIN ROUND TABLE -À compter de 1920, un groupe d'écrivains, d'éditeurs et de beaux esprits se réunirent durant une dizaine d'années à New York, à l'Hôtel Algonquin, sous le nom d'Algonquin Round Table. Surnommé par ses propres participants «le Cercle vicieux», ce salon comportait aussi une sympathique brochette d'alcooliques invétérés et d'illustres inconnus de la littérature.
Les premiers repas se prirent à «l'Oak Room» alors nommée la «Pergola Room», pièce ornée d'un miroir d'un côté et d'une murale de la Baie de Naples, de l'autre. La plus sophistiquée «Rose Room» était réservée aux vedettes d'alors : les Barrymore, Fairbanks et leurs semblables. Qui se serait alors préoccupé de ces surnuméraires, les jeunes scribouillards du Pergola ?
Les habitués les plus connus de ce cénacle original étaient Dorothy Parker, Alexander Woollcott, Hewood Broun, Franklin P. Adams, Robert Sherwood, Marc Connely, Harold Ross, Harpo Marx, Herbert Bayard Swope, Irving Berlin, le banquier Henry Wise Miller, Gerald Brooks, l'humoriste Robert Benchley, l'acteur Alfred Lunt; la nouvelliste Edna Ferber et George S. Kaufman. Quand au gotha d'écrivains de second ordre, leur legs à la postérité consista en un florilège de mots d'esprits et au souvenir impérissable de leur convivialité.
« Tout juste avant de devenir un adulte, je caressais trois rêves : devenir un héros comme Lindberg, apprendre le chinois et adhérer à l'Algonquin Round Table.» John F. Kennedy,
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