L OUISE, PRINCESSE ALLEMANDE de Stolberg-Gedern, comtesse d'Albany (1752-1824), fille aînée du prince Gustavus Adolphus of Stolberg-Gedern et de la princesse Élizabeth de Hornes, a épousé en 1772 le prétendant au trône anglais Charles III Édouard Stuart qui avait pris le titre de comte d'Albany.

Louise n'allait pas tarder à constater l'alcoolisme invétéré de son mari de même que sa brutalité. Elle acquit la célébrité sous le nom de «comtesse d'Albany» en devenant l'égérie et maîtresse passionnée du poète Vittorio Alfieri et plus tard du peintre François Fabre. Son premier salon a été tenu à Paris. Épistolière de premier ordre elle a recruté sa correspondance et ses invités en combinant les deux passe-temps. En fait presque tout ce que l'Europe comptait de personnages réputés ou autres sont rapidement tombés dans ses filets. Ses sollicitations montraient une ouverture phénoménale; certains auteurs lui imputaient un manque de discernement.

Le couple d'Albany a résidé au Palais Corsini sul Prato puis au Palais Guadagni (maintenant Palais San Clemente ) à Florence. Louise y a tenu un salon qui attirait plusieurs auteurs et artistes italiens et français dont les goûts culturels ont joué un rôle important dans l'introduction des idées néo-classiques dans le monde florentin.

Parmi les invités, notons Germaine de Staël, Adèle Filleul, comtesse de Flahaut et baronne de Souza, son amie intime; Charles-Victor de Bonstetten, Caterina baronne de Maltzam, l'espagnole Mme d'Armendarisy, le sculpteur Antonio Canova, Cléopâtre-Diane comtesse de Mérode, dite Cléo; l'abbé Tomaso Valperga de Caluso, Corneille de Pauw, le baron de Fromentes de Castille, le chevalier François de Sobiratz, diplomate; de Forbin, le marquis d'Arbaud-Jouques, l'archéologue Seroux d'Agincourt, J-V. Millingen, le duc M. de Blacas, Julie de Laborde, une liaison étroite de Louise et hôtesse d'un salon parisien.




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